bon les amis, je vais m'absenter jusqu'au mois de juin, c'est décidé ...
l'actu du groupe est centrée sur la date du 25 mai avec les 10 ans de TOP
je compte sur vous tous (mimi t'as disparu de la circulation ??) pour en parler, diffuser l'info, ramener du monde etc ...
ce genre d'évènement n'est pas anodin et conditionne en partie l'avenir de l'asso ... c'est du sérieux, Koach étant venu lui-même en parler sur le forum ... ça tombe bien vous êtes sur place, alors profitez-en, tous les moyens sont bons ...
évidemment, s'il y a d'autres dates, foncez et parlez-en sur le forum
je vous laisse un texte comme kdo d'adieu, mais ce n'est qu'un au-revoir ...
pas la peine de sortir vos mouchoirs
bisous à tous & take care
++
Dead letters « J’essaie de remonter le temps, je crache et j’éparpille mes souvenirs ... Rien … rien d’essentiel, de transcendant, de mémorable, c’est terrible ... Je me sens ridicule, si petit à côté de toi, si insignifiant, un ver de terre ... Je n’ai pas de passé, pas de vécu, pas d’histoires intenses, pas de souvenirs à raconter ... Les souffrances ont gommé les rares instants de bonheur que j’ai pu connaître ... Je ne me souviens plus, j’ai retourné la cassette et effacé le disque dur »
« Je n’ai aucune attache, ça fait bien longtemps que j’ai largué mes amarres ... Je navigue à l’aveugle en suivant mon instinct, le regard tourné vers l’horizon lointain ... Espérant y apercevoir une lueur pour me guider, mais en vain ... Mon imagination me joue des tours, il n’y a pas de continent, pas d’île déserte à explorer ... La route est sinueuse, j’ai quitté la mer pour le bitume, mais ça ne change rien ... Tout est éphémère et le temps n’est pas en ma faveur, quel piètre assassin ... Je voyage dans le présent, j’anticipe l’avenir, mais le fil qui se déroule devant moi est fragile ... Tant de fois je suis tombé, pour me relever, les genoux en sang, dans l’indifférence ... Je fais mon nid dans un coin de la toile, je serre les dents, j’observe, j’apprends ... J’apprends sur moi-même, les autres, mes portes sociales sont multiples, c’est déroutant ... J’arrive encore à me surprendre moi-même, je ne sais pas d’où viennent ces ressources cachées ... Mais c’est pas ça que je veux »
« Je me raccroche à des rêves, des illusions, je crois en la beauté de l’être humain ... Je crois en la sincérité de l’instant, je crois en la puissance des mots, des silences et des distances ... L'élasticité, la plasticité des évènements est incommensurable, la complexité des relations humaines me donne du fil à retordre mais c'est comme ça que j'avance ... Je ne crois pas aux coïncidences, je me bats contre l'évidence, j'explose mes certitudes, le hasard est un vieillard pervers et menteur, j'ai bien appris la leçon ... J’essaie de me construire un monde, je m’invente des histoires, mais je ne joue pas avec les autres ... Je cherche, je creuse, mais je ne vois que laideur et hypocrisie, trahison, déception ... Des personnes auxquelles on tient qui te plantent un couteau dans le dos, à la longue, on s’y habitue ... Je sais bien qu’on ne peut compter que sur soi-même, qu’il faut sans cesse se blinder ... Mais j’ai déposé les armes dans mon placard, à quoi bon lutter contre cette humanité en décrépitude ... J’ai déjà tant de travail à faire sur moi-même, l’homme est un loup pour lui-même et moi je suis pire »
« Ma planète est si lointaine de la tienne, je me noie peu à peu dans un océan sans eau ... Je doute que tu puisses comprendre ce que je ressens, même si au fond, j’espère que oui ... Cette douleur que tu me fais endurer malgré toi, en me balançant à la gueule tes souvenirs, tes origines, tes interrogations ... Oh, je ne t’en veux pas tu sais, c’est un poids que je traîne depuis si longtemps ... Je ne suis même pas sûr de m’adresser à la bonne personne et d’avoir un écho si faible soit-il ... Mes chuchotements sont inaudibles, mes mots ont la couleur de l’impudeur et un arrière goût de détresse ... Je ne suis qu’un homme à l’amer, je lance ma dernière bouteille et je ... Plouf »
« Prends moi dans tes bras, serre-moi, écrase-moi, étouffe-moi ... Regarde-moi au fond des yeux, embrasse-moi, embrasse-moi encore ... Fais-moi l’amour, fais-moi mal, je veux vibrer en toi, me sentir vivant ... J’ai tant besoin de toucher et de ressentir cette réalité humaine tout court ... Si c’est ça la vie, alors je suis mort depuis longtemps »
« Je sais, je suis pathétique, je ne suis que régression, abandon, un corps à la dérive ... Un tout petit enfant qui aurait quitté le sein de sa mère bien trop tôt ... Un adulte qui aurait grandi bien trop vite, en sautant tellement d’étapes ... Des étapes pourtant essentielles dans la vie pour se construire, s’épanouir ... Je ne suis qu’un être de passage, asexué, dépersonnalisé, déshumanisé ... Je n’ai d’existence, de justification et de longueur d’onde que dans le monde virtuel ... Je fuis la réalité, je me mens à moi-même, je n’essaie plus de retrouver mon chemin ... Je me suis perdu il y a trop longtemps déjà, j’ai laissé mes miroirs brisés derrière moi ... Je ne suis qu’un assemblage de pièces détachées sans âme, sans cœur, sans foi ... Je suis froid comme la pierre tombale de mes ancêtres, mes cendres nourriront la terre ... Mon enveloppe charnelle n’est qu’un leurre, une armure, un réceptacle de mes humeurs ... Elle ne sert qu’à retenir le chaos qui est en moi, ce vide qui me dévore et m’engloutit »
« Oh et puis non, laisse-moi, laisse-moi partir, ne me retiens pas, ne cherche pas à me comprendre ... Je préfère encore me bercer et me nourrir d’illusions, d’étoiles, de rêves, de soleil noir et de lune froide ... La réalité me consume, je dépense trop d’énergie pour les autres, je n’en ai plus assez pour moi ... Ne pas savoir, ne pas succomber, ne pas prendre de risque, c’est peut-être mieux comme ça ... Après tout, je ne suis qu’un autre parmi toute cette immensité, tu vas vite m’oublier... Je ne suis qu’ambivalence »
« J’ai cette mélodie dans ma tête, elle ne me quitte pas et me maintient en apesanteur ... J’essuie mes larmes et je souris, je goûte encore à ce déferlement de sensations et de sentiments ... Un visage se détache de ce chaos d’images et de sons, et s’imprime sur mon disque dur ... Il m’accompagne jour et nuit, fait partie de ma réalité, je l’aime parce qu’il est inaccessible ... Je ne rêve pas cette fois »
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... Pan ! T'es mort.