Druggy Admin Adorée

Nombre de messages: 351 Localisation: Montpellier Date d'inscription: 24/04/2005
 | Sujet: August - les chroniques Dim 24 Fév 2008 - 19:14 | |
| Rock Mag Xtraks| Citation: | La mutation entamée par Peau Neuve en 2004 est arrivée à terme et le LUNATIC AGE d’aujourd’hui, bien loin du rock/metal influencé new wave du Miranda des débuts, s’affiche plus abouti que jamais. Les montpelliérains, désormais accompagnés de Guillaume Dupré ex-batteur de Eths, nous livrent avec August « The Month Of Misfortune » un album de chansons rock inspiré, varié et terriblement prenant ; Bref, maitrisé sous toutes les coutures.
Une somptueuse et délicate « Intro » nous prépare à l’arrivée d’un « Prologue » énervé et au son lourd inspiré par le stoner. S’en suis un « A quoi bon » où on découvre un chant qui n’est parfois pas sans rappeler un Axel Bauer des beaux jours, voire à d’autres moments Daran quand il se fait plus fragile. Ya pire comme comparaison et au moins, LUNATIC AGE évite d’être rangé avec la flopée de prétendants à la succession Noir Desir… Musicalement, le groupe nous sert un rock globalement bien pêchu, fignolé et loin d’être bateau.
August « The Month Of Misfortune » devrait sans nul doute ravir tout amateur de rock subtil et fouillé. (Stéphane) |
Rock One
 Aqme, Luke et Placebo... ???
Vacarm
| Citation: | Lunatic Age est un groupe de rock Indé qui vient de voir apparaître dans ses rangs Guillaume Dupré, l’ex-batteur d'Eths, cela pour l'enregistrement de ce nouvel album. Mais avant ça l’aventure commence au début des années 90 dans la région de Montpellier, le groupe alors composé de Sébastien Gatineau (chant), Laurent Graziani (guitare) et Frédéric Muffet (basse), décident de former Lunatic Age et commence à composer des titres influencés métal. Par la suite ils vont partager plateaux et scènes lors de festivals et de tournées, avec notamment Luke, Aqme, Deportivo, Superbus, SPOR ou encore Syd Matter. Depuis lors le groupe compte plus de 400 concerts à son actif. Avec ce nouvel opus, August (The Month of Misfortune), le groupe fini sa mutation engagée avec le changement de style du précédent album Peau neuve. Ils nous servent donc ici un rock pêchu qui s’éloigne de leurs débuts métal/new wave, et cela est une excellente surprise.
L’album commence par le titre "Intro" qui est plus un préambule à l’album. La piste est envoutante, intimiste, les voix semblent venir d’ailleurs et nous plongent dans un film angoissant. S’ensuit le titre "Prologue", qui correspond à la véritable introduction de l’album, avec un son de guitare rappelant un Placebo énervé, la voix y est multiple et travaillée au niveau des effets. Ce titre est en fait une présentation de l’album par le chant, en effet tous les titres du CD sont employés dans les paroles, ce qui est orignal et finalement très bien fait. Le titre "A quoi bon", premier single de l'opus, nous livre des guitares flirtant avec les mélodies des Strokes. Le titre "King Kong" quant à lui lorgne plus du côté des ambiances Mansoniennes, la guitare n’étant pas sans rappeler Mechanical Animals par instants, la voix ici devient un élément central, et prenant la relève manquant au rock français depuis la fin de FFKK. "Comme tu sais" revient avec ses mélodies de guitare très rock ’n’ roll et une voix qui nous rappelle décidemment le chanteur des Strokes, Julian Casablancas, avec ce titre le groupe n’aurait d’ailleurs pas à rougir dans un club New-Yorkais. L’album se calme un peu en son milieu avec la sombre balade "Sous l’orage". Ensuite avec la chanson "Les mains dans les poches" Lunatic Age va lorgner dans un style stoner/pop-rock, qui bien qu’un peu trop répétitif est tout de même entrainant. Mais c’est avec le titre "Seul" que le groupe montre ce qu’il sait faire de mieux, c'est-à-dire un rock lourd et parfaitement maîtrisé, alternant passages énervés et ambiances pesantes. L’opus se finit par deux titres aux accents de fin du monde, ainsi "Le grand sommeil" met en avant un riff lourd et répétitif, avec un chant qui rappelle cette fois un Saez sous hormones. La dernière piste, éponyme, clôture tout cela de façon parfaite, avec un son bourdonnant, inquiétant et mélancolique, qui termine l’album avec une note de tristesse ni feinte, ni en trop avant l’explosion et le déluge de décibels final.
Lunatic Age nous sert avec ce nouvel effort, un rock gentiment énervé, brassant des influences françaises et anglo-saxonnes sans pour autant être pompeux, ni ennuyeux. Peut-être aurait-on aimé un chant, même s’il est diversifié, un peu plus enlevé parfois. Malgré tout, les passages calmes rendent toutefois l’album plus accessible à un plus large public. Le groupe s’annonce donc comme une bonne nouvelle pour le rock français en ce début d’année 2008, avec des compositions bien structurées et construites. Un groupe à découvrir sur scène où, je pense, les titres prennent toute leur ampleur. |
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